D'une majuscule à un point, les auteurs du net nous livrent, aujourd'hui et demain, leurs mots aux travers de leurs poemes. Dans le coeur de tous les écrivains du net, l'amour de la poesie est présent.



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Ascension ( Dédié à Mohammed Talbi ))
Ascension

Dédié à Mohammed Talbi

Je vois de là-haut
La lie vile et humble
Qui rampe et qui tremble
Loin de mon ciel si beau

Aucune dent pour la boutade
D'avec cette horde hagarde
Voire pas une joie blafarde
Ni aucun coeur pour battre la chamade

Tout est ; rien n'est
Mais d'où donc est né
Ce long et curieux nez
Que je fourre dans la poudrière
Dans la meurtrière
Ou dans les tatouages au hénné?

Ne suis-je pas l'aigle
Enfant espiègle
Qui ai maudit la vie si basse
Si laide si absurde si fadasse ?

Zalhoud
Le : 26/08/2007 23:44 Commentaire(0)

Témoin et martyr ( Dédié à Abdelkader ex-nomade )
Témoin et martyr

Dédié à Abdelkader ex-nomade

Reviens,ô tête brûlée,reviens!
Errer dans le troisième millénaire
Arpenter ronces et pierraille
Désolation et doléance
Ere où je gère notre commune misère
Une poignée de mots chiches que par miracle
Comme la parole de l'oracle
Je retiens, détiens et dis bien
A Anfgou où les miens
Meurent
Coupés du monde affamés assoiffés
Oubliés de tous ces fous corrompus élus coiffés
Une peuplade de hères marginalisés par une fausse Histoire
Sans pain de sucre sans pain noir
Sans route sans soin
Sans un brin de rien sans espoir
Un lien bien loin
La honte la mienne et la vôtre
Qui en nous se vautre
La leur
Ceux qui leurrent de démagogie les petites gens
Ceux qui savent où se mange la côte,le cercle des intelligents
Et leurrent leur pauvre marmaille
Là où ne demeure que mon témoignage
Mes perles déversées salées
Et ma bile de mots amers inégalés
Pour une jeune maman Berbère pâle comme un sou
Sous le poids de la mort successive de ses mômes
Pour une vieille mémé qui moud de l'orge et la honte des hommes
Pour un père de famille qui retient ses larmes par pudeur
Pour tout ce monde Berbère enterré vivant
Que la dignité empêche de pleurer
Que la peur aussi souvent
Réduit au silence
J'ai pleuré...

Zalhoud
Le : 05/08/2007 21:25 Commentaire(0)



Le poète et l'acrobate ( dédié à Imimani )
Le poète et l'acrobate

dédié à Imimani

La mort dans l'âme et la vie s'accomplit
Quel autre risque reste-t-il à explorer ?
L'acrobate tel le poète ont toujours déploré
Un destin d'absurde de malvie et d'oubli

Les badauds applaudiront sûrement le funambule
Si seulement ils savaient qu'il a la trouille
Les forains applaudiront l'aède noctambule
Si seulement ils savaient comment il se débrouille

A chaque pas que tu fais sur la corde
A chaque mot coriace que tu abordes
Vos deux vies sont vouées à la mort
Et d'autres vies vous font fort le tort

L'étoffe dont vous êtes les fils
Est le torchon surlequel défile
Une méchante armée sadique
Piétinant des âmes angéliques

Zalhoud
Le : 10/07/2007 14:18 Commentaire(4)

L'amant éternel ( dédié à Kamal )
L'amant éternel

Dédié à Kamal

A l'aube heure fixe
Avant l'escarmouche et la rixe
S'envole haut le phénix
Vers le ciel il se casse
Alors que les oies jacassent
Et le paon étale sa jolie masse
Au bec une cerise
S'il a soif il est mis en quarantaine
Jusqu'au soir
Au miroir
Du ciel se mire et s'irise
Ses pupilles voient la terre si chère et si lointaine
De retour en chute libre et nostalgique
Ignorant que son clan lui tend des pièges et le chasse à coups de lance-pirres
Le vent est vain ainsi que toute prière
L'amant tombe
Brûlé par l'amour
Mais de ses cendres éparpillées tout autour
Naît un autre phénix qui son plumage fièrement bombe

Zalhoud
Le : 22/06/2007 19:33 Commentaire(2)



Le début de la fin ( dédié à mes chers élèves)
Le début de la fin

Dédié à mes chers élèves

Il y a cent trente trois fois
Que je vous reçois je crois
Avec amour soin et foi
Et bien des rires parfois

Bientôt cette salle sera déserte
Sans vous ni moi sans vie quelle perte
Quand pointe l'heure des odieux adieux
Nos yeux débordent d'un chagrin radieux

Sérieux cancre distrait voire rigolo
Riche pauvre chiche itou sans-stylo
Vous formez une boucle autour de moi
Et mes mirettes larmoient en émoi

L'on met main illico à la poche
Pour faire la fête parmi amis et proches
Ma foi déjà pensif et sage je vous vois
Chacune chacun sur son cent trente trois

Zalhoud
Le : 15/06/2007 21:02 Commentaire(4)

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