D'une majuscule à un point, les auteurs du net nous livrent, aujourd'hui et demain, leurs mots aux travers de leurs poemes. Dans le coeur de tous les écrivains du net, l'amour de la poesie est présent.



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L'oeil est l'aiguille

L'oeil est l'aiguille


Dédié à Tourterelle


L'oeil est l'aguille
La lumière le fil
La solitude le manteau
Et le poète le mercier des ténèbres douteuses

L'oeil est l'aiguille
Le coeur l'oiseau en cage
La compagnie l'indifférence
Et le poète l'ascète des parois rocailleuses

L'oeil est l'aiguille
L'âme le salut
Le temps la lame
Et le poète l'errant des contrées merveilleuses

L'oeil est l'aiguille
La langue l'étoffe
Le mot le motif
Et le poète le tisserand des visions rêveuses

 

Zalhoud

Le : 12/08/2008 23:01 Commentaire(0)

Après le pain,le poème(dédié à mon fils Yuba)
Après le pain,le poème
Dédié à mon fils Yuba qui saura...
Farine eau levure sel
Pâte prête pétrie des mains maternelles
Croûte dorée tendre mie pain cuit d'amour
Rimes vers tournures mots fraternels
A dire à haute voix le bel art paternel
Poème aisé composé de liberté
Ainsi tu marcheras sans nuire aux fourmis
Au sein de ton pré vert sans écraser de tiges
Ni défaire au moineau son douillet nid
Tu porteras tes effets propres sans effet d'ostentation
Ebaucheras le sourire voire lors de consternation
Et papa t'aimera et bibi serai de toi fier
Tu goûteras aux plaisirs connus de tes semblables
Jouiras de ta vie et de ta paix incomparable
Et maman te chérira et sera de sa pupille fière
Zalhoud

Le : 09/05/2008 21:44 Commentaire(0)



Qui donc tue en moi le très vieux rêve?(A ma fille
Qui donc tue en moi le très vieux rêve ?

Dédié à ma fille Siman

Personne
Quant à ma pupille elle fouine dans ma paperasse
Quand daredare elle tombe ébaubie sur une trace
Qu'en disent le sages ? Vaine illusion fillette !
Personne
Donc ne tue en moi le très vieux rêve
Dont émue ma puce reste baba en crève
Onc elle n'en sera aguérie que par miracle
Personne
Ici où mes mythes rongés de par les mites
Vermoulus grimoires rangés à la-va-vite
N'y saura l'aura ni l'auréole de mon oracle
Personne
Nunc où tu dors nul que moi ô chère princesse
Ne sait du sort qui m'essore et ignore ma détresse
Que le très vieux rêve du roitelet est aux oubliettes
Zalhoud

Le : 09/05/2008 21:44 Commentaire(0)

Stances nigaudes(dédié à Abdelaziz Elbabeur)
Stances nigaudes

Dédié à Abdelaziz Elbabeur

O douce transe daigne au digne devin qui danse
A même le brasier rappeler la rime et la stance
De langue exsangue au médium qui tangue dis
Voire en sourdine des vérités siennes à outrance
Nigaudes stances à deux balles fifrelin des poussières
Qui à Minerve ôtez verve et saupoudrez de clinquant
Je vous renie sanies prétentieuses de poésie héritières
Et vous ignore boiteuses rimes oiseux vers claudiquant
L'aède a horreur du ramdam et condamne madame
Fuit médiocres propos populace lie plèbe cacophonie
S'isole au sein de son hâvre où son corps et son âme
S'entendent à merveille vivent en parfaite harmonie
Dame qui m'est chère mégère qui me dame le pion
A moi le ver à mots sobre chameau qui nul lampion
N'ai encore vu dorer tes farouches multifaces voilées
Et qui t'ai insomniaque prié ô poésie de nuits étoilées
Offre-moi de grâce ô ma muse d'éternelles sentences
Pour l'amour des yeux candides sans ruse d'innocence
L'unique mot qui console mes semblables qui soit beau
Bon frais sage doux ô méduse qui fort amuse Rimbaud

Zalhoud
Le : 09/05/2008 21:44 Commentaire(0)



Mémorial ( dédié à ma Tourterelle )
Mémorial

Dédié à ma Tourterelle

De grâce de joie ma foi rêvassent les petits cailloux
Sous ton étrenne de belles semelles de Brime Stone
Au pur cuir noir et ciré moulant soyeux et doux
Mes pieds boudeurs des babouches autochtones

Ravis sont mes mômes tout oeil qui se gavent
Gâtés de cet"Imagine" ton chocolat fort suave
Les gerbes matinales d'herbes de ton"Sue Marine'
Parfument mes joues rasées mes froides narines

Quant à notre chaude accolade de la veille
Elle veille jalouse sur notre profond secret
Mémorial de notre amour pudique et discret
Vous nous diriez rêveurs ô sacrée merveille

Vous seriez nous deux rien vous ne sauriez
De vous du temps de la raison vous auriez
Comme ma mie et moi unique âme et corps
Seul sort vous vous chéririez encore encore

Zalhoud
Le : 04/12/2007 20:45 Commentaire(1)

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